Aide-mémoire · remis pour l’étude de cas
Inventaires et démarque
Assistant manager d’unité marchande · BC01 · compétence n° 1
Huit sections, tout ce que le module demande de retenir. Touchez un titre pour l’ouvrir. Les quatre ateliers se font sans document ; cette page vous accompagne à partir de l’étude de cas sur tableur, et elle reste à votre disposition ensuite.
📅Les quatre inventaires5
Comptable
le déclencheur : une DATE légale
Tout le magasin, au moins une fois par an, pour donner au stock sa valeur officielle et clôturer l’exercice. Toute l’équipe compte, le plus souvent magasin fermé.
Permanent
le déclencheur : une SAISIE
Le stock que le logiciel met à jour à chaque mouvement enregistré — vente, réception, casse déclarée. Il ne compte rien : il ne connaît que ce qu’on lui a dit, et une casse jamais saisie y reste comptée présente.
Tournant
le déclencheur : un PLANNING
Une partie du magasin comptée à intervalles définis, famille par famille, sans fermer. Chez FRESH & CO : le lundi, la veille de la livraison — le stock est au plus bas, moins d’unités à compter, moins d’erreurs, pas de camion à bloquer.
Ciblé
le déclencheur : une ALERTE
Un rayon précis, vérifié en quelques dizaines de minutes dès qu’un doute apparaît. Vous le PROPOSEZ quand un chiffre vous étonne — il complète les trois autres, il n’en remplace aucun.
Le duo du quotidien
l’écran affirme, le terrain vérifie
Le permanent tient le stock à jour dans le logiciel ; le tournant va vérifier sur le terrain ce que ce logiciel affirme. Le comptable reste l’obligation annuelle, le ciblé la vérification d’urgence.
Compter juste6
Avant : figer le stock
aucun mouvement pendant le comptage
La caisse, la réception, les transferts et les saisies s’arrêtent sur la zone comptée. Un seul mouvement non bloqué fabrique un écart faux — un comptage juste plus une vente non bloquée égale un rapport faux.
Le zonage
UNE zone, UN compteur, UNE seule fois
Chaque zone porte une lettre, chaque compteur connaît la sienne, et une pastille marque chaque zone finie. La réserve est une zone à part entière — comptée par la sienne, jamais par deux.
L’unité de comptage
des unités de VENTE, pas des cartons
Le pack de yaourt de 4 pots est UNE unité ; le colis en contient 6. Écrire « 11 » pour 11 colis au lieu de 66 unités est la faute d’unité classique — la feuille se remplit en unités de vente.
L’exhaustivité
tous les emplacements de la zone
Le tiroir sous le rayon, le dessus de meuble, la réserve de la zone : la liste des emplacements se suit ligne à ligne. Ce qui est présent mais non compté devient un faux manquant.
La feuille se signe
c’est une preuve, pas un brouillon
Qui a compté, où, combien : la feuille de comptage reste la trace du relevé en cas de contestation. Elle se remplit au stylo, elle se signe, elle se garde.
Les six pièges
à réciter avant chaque comptage
Le double comptage, l’oubli de zone, la confusion d’unité, le produit déplacé, l’erreur de saisie, le mouvement non bloqué. Aucun ne vient d’un voleur : ce sont des erreurs d’organisation, et elles se corrigent toutes.
Le vrac4
Tarer
le contenant vide d’abord
La balance se tare avec le bac vide : ce qui s’affiche ensuite est le poids du produit seul. Une balance non tarée compte le bac comme des bonbons — et l’écart du rayon devient faux dans les deux sens.
Peser
le poids net se note, avec le code produit
Le bac de bonbons du lundi : brut 4,6 kg, tare 0,4 kg, net 4,6 − 0,4 = 4,2 kg. Le code PLU relie la pesée à la fiche produit.
Convertir
du poids aux euros, au prix du kilo
4,2 kg × 6 € = 25,20 €. Le logiciel attendait 4,5 kg : écart − 0,3 kg, soit − 1,80 € au rapport — la ligne de vrac se lit comme les autres, en poids et en euros.
La vignette de la balance
à contrôler avant le comptage
Une balance faussée fausse tout le rayon vrac. On raisonne en poids et en euros — jamais en nombre de bonbons.
📊L’écart5
La formule
écart = stock compté − stock théorique
Toujours dans ce sens. Négatif : il manque (un MANQUANT). Positif : il y a trop (un EXCÉDENT). Le signe se garde jusqu’au bout du calcul en euros — il fait partie du résultat.
La ligne du yaourt, en exemple
les deux lectures du même écart
66 − 84 = − 18 unités ; − 18 × 1,15 € = − 20,70 €. Les unités disent combien il manque, les euros disent ce que ça coûte.
D’où vient le prix
le prix d’achat HT de la base article
Personne ne saisit un prix pendant un comptage : le logiciel lit le prix d’achat enregistré dans sa base — le même mécanisme que le bon de réception. Les frais logistiques n’y sont pas : le rapport chiffre ce que le logiciel connaît.
On hiérarchise en euros
pas en unités
Le lundi : le yaourt perd le plus d’unités (− 18), le café le plus d’euros (− 33,60 €). On ne peut pas enquêter sur tout — on commence par la ligne qui coûte le plus cher.
Une ligne à zéro est un résultat
pas une absence de réponse
Le lait du lundi : 96 attendus, 96 comptés, écart 0. C’est la signature d’une zone bien tenue — et ça se dit à l’équipe.
🔍L’enquête4
L’ordre
la piste ADMINISTRATIVE d’abord
Saisies, réceptions, caisse : elle se vérifie en quelques minutes et explique une grande part des écarts. Conclure au vol en premier, c’est accuser avant de vérifier.
Écart négatif : cinq causes
du plus fréquent au plus grave
Une casse ou une péremption retirée SANS saisie ; une erreur de réception ; une erreur de caisse ; le vol — client ou interne ; un produit déplacé, compté nulle part.
Écart positif : il s’explique aussi
l’excédent n’est pas un cadeau
Une casse SAISIE mais jamais jetée — les 2 ampoules du lundi : le théorique a baissé de 2, les ampoules sont restées en rayon, le comptage les retrouve. Ou une réception jamais saisie, ou une sortie enregistrée deux fois.
Ce que l’enquête du lundi a donné
trois causes tracées, une inconnue
Yaourt − 18 : casse de réserve jamais saisie — tracée. Sandwich − 3 : retraits de date non saisis — tracés. Ampoule +2 : casse saisie, produits jamais jetés — tracée. Café − 12 : deux colis entiers, RIEN dans les écritures — inconnue.
Connue, inconnue4
La démarque connue
on sait ce qui s’est passé
Identifiée et enregistrée : une casse déclarée, un retrait de date saisi, un don tracé par sa convention. Saisie au moment où elle se produit, elle est déjà sortie du stock théorique — elle ne crée AUCUN écart à l’inventaire.
La démarque inconnue
personne n’a rien vu
La perte que seul l’inventaire révèle : rien dans les écritures. Le vol en fait partie — mais aussi toutes les erreurs jamais tracées. C’est la plus dangereuse des deux : on ne corrige pas une cause qu’on ignore.
Le travail
transformer l’inconnu en connu
Chaque cause retrouvée par l’enquête sort du brouillard et redevient pilotable. Ce qui reste inexpliqué — le café du lundi — se surveille de près : comptage ciblé, implantation, saisies.
Le piège de vocabulaire
démarquer ≠ la démarque
« Démarquer un produit », c’est baisser son prix pour l’écouler. « LA démarque », c’est la perte. Les deux mots vivent dans le même magasin — le contexte dit lequel.
💵Valoriser et suivre5
Les trois prix
trois questions, trois montants
Les 12 unités de café : au prix de revient 12 × 3,00 = 36,00 € (la trésorerie sortie) ; au prix de vente 12 × 4,50 = 54,00 € (le chiffre d’affaires envolé) ; à la marge brute 12 × 1,50 = 18,00 € (la rentabilité perdue).
L’addition de contrôle
revient + marge = vente
36,00 + 18,00 = 54,00 €. Elle tient par définition : la marge brute se calcule depuis le prix de REVIENT, frais compris. Si elle ne retombe pas, un des trois montants est faux.
Le rapport et le revient
deux chiffres, aucun n’est faux
Le rapport affiche − 33,60 € — le prix d’achat seul, ce que le logiciel connaît. Le revient donne 36,00 € — les frais réellement payés s’ajoutent. On cite le rapport quand on parle du rapport, le revient quand on parle de trésorerie.
Le taux de démarque
démarque valorisée ÷ CA HT × 100
Le mois de l’alerte : 3 780,00 ÷ 252 000,00 × 100 = 1,5 %, contre 1,2 % le mois d’avant — le taux monte, c’est l’alerte. FRESH & CO valorise au prix de vente HT : chaque enseigne fixe sa convention, on compare des périodes valorisées PAREIL.
Le taux dit la tendance
jamais la cause
Un mois de plan d’action plus tard : 2 880,00 ÷ 240 000,00 × 100 = 1,2 % — l’effet se mesure. Mais un taux qui bouge ne dit pas pourquoi : c’est l’enquête qui le dit.
💬La proposition au manager4
Les quatre temps
l’écart · la valeur · l’enquête · la proposition
Combien manque, en unités et avec le détail qui parle. Le montant du rapport et la marge perdue. Ce qui a été vérifié, et ce qui n’explique rien. Une action PRÉCISE, datée, vérifiable — jamais « il faudrait faire attention ».
Le modèle
un fait, des euros, une enquête, une action
Inventaire tournant du lundi : il manque 12 unités de café moulu 250 g, soit deux colis entiers. Le rapport les valorise à 33,60 € au prix d’achat ; la marge perdue est de 18,00 €. Aucune casse, aucun retrait, aucune vente ne l’explique : je propose un comptage ciblé du café chaque lundi pendant un mois, et le café en réserve sous clé.
Votre périmètre
vous faites, vous faites appliquer, vous proposez
Compter juste et saisir au fil de l’eau ; faire tenir l’unité, le zonage et la rotation sur les zones confiées ; proposer le comptage ciblé et l’action corrective. La date d’inventaire, les objectifs, la stratégie : c’est le périmètre du manager — vos chiffres alimentent sa décision.
Proposer de continuer
est une proposition à part entière
Quand le taux redescend, la phrase au manager compare les deux mois, traduit en euros pour 100 €, et propose de MAINTENIR le plan. Mesurer l’effet d’une action, c’est déjà la piloter.